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mercredi 27 juin 2012

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dimanche 15 janvier 2012


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Partout du bleu, bleu intense de la mer et du ciel, et blottie dans l’écrin ocre de ses remparts, une ville blanche avec un minaret qui joue avec les nuages : voici Rabat, la capitale du Maroc.
Rabat a une longue vocation de ville phare. Au XIIème siècle, Yacoub el-Mansour, le grand conquérant Almohade, l’avait élue pour symboliser sa splendeur. Mais l’histoire était déjà passée à Rabat. Les Mérinides (XIII et XIVème siècle) lui rendaient hommage en bâtissant la nécropole de Chellah sur l’antique cité romaine de Salé.
L’histoire est restée à Rabat et Rabat célèbre ceux qui la font. Yacoub el-Mansour avec la tour Hassan, dominant ce qui aurait dû être l’une des plus grandes mosquées du monde musulman ; le mausolée de feu Mohamed V, artisan de l’indépendance en 1956 ; l’imposant Palais Royal, résidence du Roi et siège du gouvernement depuis 1912.
A NE PAS MANQUER
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LA CASBAH DES OUDAIA
L’histoire passe par Rabat et ne la quitte plus. Elle resurgit au détour d’une ruelle, devant une échoppe de babouches et de poufs qui embaume le cuir, dans une vente de tapis à la criée. Elle imprègne chaque pierre de la casbah des Oudaïas, forteresse d’indomptables corsaires andalous du XVIIème siècle. Rien de plus exaltant que d’imaginer leurs vies trépidantes, délicieusement installé au café maure en dégustant cornes de gazelle et thé à la menthe, et de laisser son regard se perdre, au loin, sur les barques qui dansent dans l’Oued Bou Regreg au pied des remparts de Salé.
LE MAUSOLEE DE MOHAMMED V
Tout n’est ici que luxe et raffinement. L’art marocain traditionnel est mis en exergue : sous une coupole faite d’acajou et de cèdre du Liban dorée à la feuille, s’élève le sarcophage royal d’onyx blanc pakistanais.
LA NECROPOLE DE CHELLAH
Située sur l’emplacement de l’ancienne cité de Salé, la nécropole se situe à 2 km du centre-ville. Après avoir franchi la très belle porte d’accès, vous découvrez un site envahi par une végétation exubérante. On distingue quelques tombeaux et un bassin de pierre dans lequel évoluent poissons et tortues sacrées. Il serait alimenté par une source miraculeuse où vivrait, selon la légende, un poisson couvert d’or. Plus loin, un minaret a conservé en partie son décor polychrome. Il est habité maintenant par des cigognes.


Rabat


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TANGER : L’INSPIRATRICE
“Tourterelle posée sur l’épaule de l’Afrique”, Tanger a longtemps été convoitée pour sa position stratégique. Depuis la fondation de Tingis au IVe siècle avant J.C., Carthaginois, Romains, Phéniciens, Vandales, Espagnols, Portugais et Anglais se la sont disputée jalousement. Aucune ville d’Afrique qui ne soit plus proche de l’Europe, aucun Orient qui ne soit plus cher au coeur des artisites européens ou américains : peintres, musiciens ou écrivains.
Delacroix, Saint-Saëns, Pierre Loti, Matisse, Van Dongen, Tenessee Williams, Paul Morand, Jean Genet, Joseph Kessel, William Burroughs ou Paul Bowles, pour n’en citer que quelques-uns, ont vécu à Tanger.
Suivez leur traces, entrez à Tanger par la grande porte. Celle de Bab Erraha, brèche dans les remparts, mène à un panorama inoubliable sur la ville et sur la baie. Ecoutez monter la rumeur du port et de la casbah. Ne résistez pas à l’appel des muses, suivez votre inspiration et découvrez Tanger.
Voici le Grand Socco (le grand souk), cher à Joseph Kessel, dominé par le minaret en faïences polychromes de la Mosquée Sidi Bou Abid (construite en 1917).
Les paysannes en “fouta” (vêtements quotidien) rayée de rouge et blanc, coiffées de leur large chapeau à pompons, mêlent leurs vives silhouettes aux tâches colorées des fruits, des poteries ou des tissus.
A NE PAS MANQUER
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PAISIBLES BATAILLES AU MUSEE FORBES
Au musée Forbes, 115 000 soldats de plomb rejouent sans broncher les grandes batailles de l’histoire : Waterloo, la Somme ou la bataille des Trois Rois. Ce musée de la bataille respire la paix. Les jardins y sont magnifiques et le café Hafa n’est qu’à 100 mètres.
UN THE AU PETIT SOCCO
Pour suivre les traces de Paul Bowles, Jean Genet, Paul Morand ou de Pasolini, quoi de mieux qu’un thé à la menthe dans les cafés du petit Socco? Certains répondront : un thé à l’absinthe (chiba en arabe).
DUO DE SOLEILS SUR TANGER
A Tanger, deux caps donnent sur les deux mers confondues. Le cap Malabata s’oriente vers le soleil levant. A voir à l’heure bleue où le ciel et la mer se fondent en une seule lumière.
Le cap Spartel se tourne vers l’Atlantique et le soleil couchant. A voir au crépuscule, quand l’horizon est rose et que les plantes embaument.
LE DIEU-OCEAN
Dans les thermes de Lixus, près de la ville de Larache (60 km au sud de Tanger), d’admirables mosaïques de 60 m2 représentent le visage austère et majestueux de Neptune, surmonté de pattes de crustacés. Grandiose!
AOUT A ASILAH
Chaque été, pendant le festival culturel d’août, la ville devient une immense galerie. Les artistes exposent leurs oeuvres dans le cadre somptueux du palais du Pacha Raïssouni, dans les rues, ou peignent les murs de la ville

Tanger

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DE TETOUAN A CHEFCHAOUEN
Au programme cet après-midi, promenade à Tétouan. La ville domine la verte vallée de l’Oued Martil. Pour entrer dans la médina, franchir ses remparts, vous avez le choix entre sept portes magnifiquement ouvragées. Et maintenant, suivez votre inspiration. Cette ruelle ombragée par une treille dégage une fraîcheur délicieuse. Observez les bâtisses ornées de céramique.
Levez le nez! Les balcons en fer forgé de ces maisons blanches sont typiquement espagnols. Pas étonnant, Tétouan est connue pour son architecture hispano-mauresque. Le palais du Khalifa, édifié au XVIIème sous le règne de Moulay Ismaïl, en est un modèle. Entrez dans ce patio qui sent bon le jasmin, écoutez chanter sa fontaine, profitez de son calme avant d’entrer dans le souk El Fouki.
Quelle animation! Citadins en djellabas blanches ou vêtus à l’européenne, montagnards en burnous gris, paysannes en foutas rayées succombent aux mille tentations des échoppes. Quel plaisir de suivre leur exemple.
A 60 km au sud de Tétouan, ne manquez pas Chefchaouen, l’une des cités les plus agréables du Maroc. La ville bleue et blanche surgit à un détour de route avec ses maisonsétagées aux toits de tuiles rondes. Avec sa vingtaine de mosquées et de sanctuaires, la ville sainte de Chefchaouen respire une atmosphère de profonde sérénité. Après les joies balnéaires de Cabo Negro, qu’il fait bon flâner le long de ses ruelles pavées de galets, méditer sur une reposante placette ombragée en buvant du thé dans un café maure!
A NE PAS MANQUER
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LA MEDINA
Un dédale de ruelles tortueuses et enchevêtrées qui parfois s’enfoncent sous les maisons pour réapparaître à l’air libre. Chaque rue est consacrée à une activité particulière. Sur la place Hassan-II, le Palais Royal, une ancienne résidence du représentant du sultan sous le protectorat.
LE MUSEE ARCHEOLOGIQUE
Pour ses mosaïques provenant de Lixus. On y voit les Trois Grâces entre les Quatre Saisons, Vénus, Adonis, Mars et Rhéa (les parents de Romulus et Remus). A l’étage, monnaies et céramiques d’époque romaine provenant du site antique voisin de Tamuda.
LE CIMETIERE JUIF
Parmi les milliers de tombes, une bizarrerie : des tombes gravées avec des motifs précolombiens. Il s’agirait de Juifs espagnols qui, revenus d’Amérique du Sud, se seraient inspiré de ces thèmes pour orner leur tombe, ce qui pourtant ne se fait guère dans la religion juive.

Tetouan


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AGADIR : QUE LA FETE COMMENCE !
Entre le vert odorant des eucalyptus, des pins, des tamaris et le bleu enchanteur d’une mer limpide, calme, vivifiante, délicieuse, bleu pur à peine plus soutenu que celui du ciel où, tous les jours, brille un soleil éclatant, s’étale une sublime plage de sable fin et doré, longue de dix kilomètres, la plage d’Agadir.
C’est dans ce splendide décor naturel qu’a été construite la plus belle, la plus prisée, la plus hospitalière station balnéaire du Maroc.
Pratiquer tennis, golf, voile, équitation… s’essayer au ski nautique, à la plongée, à la pêche au gros… se délecter de poissons frais, de plats typiques de la meilleure gastronomie maghrébine… danser jusqu’à l’aube… s’endormir dans le luxe accueillant d’un hôtel au service raffiné… changer d’air dans les régions saisissantes du Haut-Atlas, rencontrer les fameux “hommes bleus”, découvrir les souks d’une ville médiévale ou pré-saharienne…
Sous le soleil d’Agadir, les vacanciers sont rois.
A NE PAS MANQUER
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CLAIRE DE LUNE A TAROUDANNT
Taroudannt est entourée de remparts, épais murs de pisé crénelés, abondamment bastionnés, environnés d’oliviers géants, d’eucalyptus, de palmiers. Surtout ne manquez pas le coche : la balade est magnifique et inoubliable en calèche au clair de lune. Romantisme garanti.
LE SOUK AUX DROMADAIRES DE GUELMIN
Tous les samedis dès l’aube, se tient le plus grand marché aux dromadaires du Maroc. Principaux acteurs : les hommes bleus, ainsi appelés car ils portent des vêtements de cotonnade indigo.
SOUSS MASSA, LE PARADIS DES OISEAUX
Ouvrez grand les yeux et les oreilles. Ici, flamants roses, ibis, canards, tourterelles, hérons cendrés ne sont dérangés que par le galop des gazelles. La réserve naturelle de Souss Massa est divinement calme, féérique.

Agadir

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Eternellement protégée par les alizés, noyée au milieu des fleurs, Essaouira la Blanche embaume de toutes les essences que travaillent ses ébénistes. Charmante petite ville au caractère très particulier avec ses maisons aux volets bleus, l’ex-Mogador rappelle étrangement les îles grecques, tandis que ses remparts font penser à Saint-Malo. Bref, on se sent chez soi. En plus la température y est presque toujours de 25ºC, ce qui change des 40ºC de Marrakesh en été. Pas étonnant que de nombreux Marrakchis s’y précipitent, fuyant les fortes chaleurs.
Protégée par ses fortifications d’un bel ocre rosé, cette agréable cité surprend cependant un peu le visiteur avec ses rues rectilignes. Son plan fut en effet conçu au XVIIIème siècle par un Français, Théodore Cornut, émule de Vauban.
Comme Saint-Pétersbourg et Brasilia, Essaouira fait partie des rares cités au monde dont l’urbanisme a été entièrement pensé avant la construction.
A NE PAS MANQUER
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LE PORT
Essentiellement consacré à la pêche, c’est l’un des lieux les plus animés de la ville, surtout au retour des bateaux. Le poisson est alors vendu à la criée. Un spectacle à ne pas manquer. On accède au port par le poste de douane situé en haut de la plage ou par la porte de la Madne. Les quais sont transformés en chantiers navals. Vous y verrez construire des bateaux tout en bois comme on n’en construit plus guère ailleurs. Leur forme n’est pas sans évoquer celle des anciens boutres.
LA PORTE DE LA MARINE
Edifiée en l’an 1184 de l’hégire pour relier la ville au port, elle fut construite par un renégat anglais. Elle est omée de deux colonnes d’un fronton triangulaire très classique. L’ensemble a beaucoup d’allure. Un escalier permet parfois d’accéder au sommet de la muraille de la skala du port et même de monter dans les échauguettes. Très belle vue sur les îles purpuraires et sur la plage. Les canons sont omés de blasons portugais, espagnols et flamands. C’est dans cet étonnant décor qu’Orson Welles a tourné certaines scènes de son Othello qui devait remporter la palme d’or au festival de Cannes en 1952.
LA SKALA
Franchir la porte de la Marine, se diriger vers la place Moulay.el-Hassan et tourner à gauche dans la rue de la casbah qui longe les remparts et que l’on suit jusqu’au bout. Franchir le passage sous la voûte pour découvrir dans les anciens entrepôts de munitions des ateliers d’artisans marqueteurs. Leurs oeuvres sont en loupe de thuya, incrustées de bois de citronnier, d’ébène et parfois de fil de cuivre. Monter la rampe qui conduit à la plate-forme de près de 200 m de long, protégée de l’océan par un mur crénelé formé de blocs de roches sciés. Vu d’en haut, on distingue encore les traces de scie et le trou, vestige de la manoeuvre qui servit à déplacer ces roches. Belle collection de canons de bronze braqués sur l’océan

Essaouira

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MARRAKESH : LA VILLE SPECTACLE
Marrakesh s’éveille. Comme chaque matin depuis 800 ans, avec les mêmes inflexions chantantes, l’appel du muezzin résonne du haut des 70 mètres de la Koutoubia, le phare spirituel de Marrakesh.
Le soleil se lève sur Marrakesh. Une foule bigarrée envahit les rues tortueuses de la médina. Des hommes se pressent devant la mosquée Ben Youssef, accolée à la médersa, l’un des plus remarquables monuments de Marrakesh, gigantesque et superbe école coranique fondée par le sultan méridine Abou el-Hassan (1331 - 1349).
A NE PAS MANQUER
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ARTS POPULAIRES : TOUT UN FESTIVAL !
Chaque année, les ruines du palais el Badii prêtent leur cadre grandiose au festival national des arts populaires. On y présente musique, danses, chants, costumes, bijoux, parures des fêtes familiales ou religieuses. Enchanteur !
LES TRÉSORS DU MUSÉE DAR SI SAID.
Bijoux en argent ciselé, lampes à huile en pierre de Taroudannt, cuirs brodés, poteries rustiques, marbres, jarres, coffres, bijoux berbères : vous rêvez les yeux ouverts. Ne manquez sous aucun prétexte la chambre de la favorite, ses tapis valent vraiment le détour.
TANGIA : LA TRADITION A DU BON
C’est à la fois le nom d’un pot en terre pansu et celui d’un met délicieux à base de mouton et d’épices qui mijote à l’étouffée, enfoui toute la nuit dans des cendres chaudes. Un régal.
LES GESTES ANCESTRAUX DES TANNEURS
Dans les tanneries du souk, rien n’a changé depuis des siècles. Parmi des peaux étendues au soleil sur la paille, près des cuves, des artisans se servent toujours du safran pour obtenir le jaune, du coquelicot pour le rouge, de l’indigo pour le bleu, et de l’antimoine pour le noir. Un regard sur le passé à ne pas manquer.
EN CALECHE POUR LA PALMERAIE
Emporté par le trop vif du cheval, qu’il est doux de sentir la caresse d’une brise légère et d’admirer les palmiers se découpant dans l’embrasement du ciel : le tour de la palmeraie au soleil couchant, c’est la promenade la plus romantique de Marrakesh

Marrakech